Neuilly Plaisance ou le syndrome du village gaulois

By | 14 octobre 2015

Suite à la réunion exceptionnelle du conseil municipal de Neuilly-Plaisance du 13 octobre 2015 à propos de l’avenir de notre ville dans la Métropole du Grand Paris, voici une réaction d’un de nos militants :
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Réunion publique, meeting, conseil municipal ? Les trois à la foi probablement, avec une monopolisation de la parole du maire et l’impossibilité d’intervenir pour le public.

On ne peut s’empêcher d’imaginer l’efficacité qu’aurait eu une telle mobilisation municipale pour s’opposer à la fermeture de la poste annexe (voir notre mobilisation).

Sur la forme, la « consultation » du maire organisée du 8 au 13 octobre est illégale et tronquée, puisqu’elle n’a pas associé l’opposition municipale. Une seule idée développée avec acquiescement demandé ou le vote blanc.

Le résultat est le suivant : votes exprimés 3652 ; pour rester dans l’ACTEP 3627 ; blanc: 110.

Très satisfaisant pour le maire qui se glorifie d’avoir obtenu un entretien avec le premier ministre dans les prochains jours.

Le coût de cette initiative aurait coûté 6000€.

Sur le fond, il s’agit pour le maire d’obtenir de l’Etat qu’il garde Neuilly-Plaisance dans l’ACTEP, structure actuelle qui correspond approximativement au T10 de la nouvelle structure en lieu et place du T9 proposé. Le maire a donc posé deux questions au conseil :

1- Rester dans le T10 (ex ACTEP), le PS s’est abstenu.

2- Réalisation des projets engagés par l’ACTEP,( signature du CDT, Contrat de Développement Territorial) sous réserve de rester dans le T10, le PS s’est abstenu.

Quelle que soit l’issue de cette initiative, la mise en place de la structure Métropole du Grand Paris va modifier beaucoup de choses. D’abord un transfert de compétences qui va affaiblir sensiblement les pouvoirs des intercommunalités existantes et la représentation des communes dans les futurs Conseils de Territoire, eux-mêmes affaiblis par un Conseil Métropolitain aux pouvoirs importants. Cette structure devant à terme effacer les départements. Il s’agit donc d’un éloignement toujours plus grand des citoyens des centres de décisions. Ce que le maire déplore, pas pour l’aspect anti démocratique, mais à cause de la diminution de son pouvoir.

Le personnel territorial verra sa zone géographique passer de la commune au territoire avec les problèmes de trajets et de mutations que cela comporte. Le CDT comporterait une réalisation future de logements à caractère social, à la place des anciens ateliers municipaux.

À suivre.

À noter que  la date du conseil exceptionnel ayant été communiqué tardivement aux élus d’opposition, notre nouvelle élue, Valérie Baggiani n’a pas pu prendre ses dispositions pour y assister.

 

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